Imilchil et les Lacs Tislit et Isli

 

 

La région d’Imilchil est une vallée de montagnes, située à une altitude moyenne de 2’300 mètres, dans la partie septentrionale du Haut Atlas marocain.

C’est un habitat groupé. Vingt et un villages, aux maisons construites en pisé, sont situés sur une longueur de 49 kilomètres de part et d’autre d’une rivière, l’Assif Melloul («rivière blanche»).

Trois villages sont bâtis sur un affluent de l’Assif Melloul, l’Assif N.Tilmi. Les trois autres, en aval de la vallée, sont des hameaux de nomades que l’on atteint par sentier muletier.

La région est devenue relativement plus accessible suite à la construction de routes goudronnées en direction de Khénifra ou de Beni Mellal par Aghbala au Nord, ou en direction d’Errachidia par Rich à l’Est. La voie de liaison avec Tinghir et donc avec le versant Sud des montagnes du Haut Atlas, est en cours de réalisation. Celle en direction de Midelt par Tilmi est encore à l’état de pistes.

La zone concernée par l’écotourisme est une partie intégrante du cercle d’Imilchil, dans la province d’Errachidia. Elle est constituée d’un caïdat, Imilchil, de deux communes rurales, Imilchil et Bouzmou. Le caïd est un représentant du Ministère de l’intérieur et les présidents de communes rurales sont des élus locaux.

La région d‘Imilchil est habitée par les berbères de la tribu des Ait Hadidou, Confédération des Ait Yafelman, à l’exception des habitants des trois villages de nomades, les Ait Abdi, rattachés administrativement à cette zone depuis 1992 seulement.

Pasteurs d’origine nomade, les Ait Hadidou sont sédentarisés depuis le XVIIème siècle dans la vallée de l’Assif Melloul. Ils sont réputés pour être encore l’une des tribus les plus traditionnelles du Maroc.

Leur mode de vie, organisé autour de l’agro- pastoralisme, était jusqu’à présent proche de l’auto-subsistance. Comme dans tout milieu rural, le partage des tâches sur l’exploitation familiale fait une large part au travail des enfants et des femmes. Dix sept mille personnes appartenant aux deux fractions principales de la tribu peuplent les vingt quatre villages. En amont, les Ait Brahim, en aval les Ait Yazza.

Le système patriarcal régit l’organisation familiale. La famille élargie, encore prédominante, tend à être remplacée par la famille nucléaire (père, mère et enfants) Dans cette dernière, on trouve en moyenne de 6 à 8 enfants. La langue la plus utilisée est le tamazight.

Festival

La localité d'Imilchil représente le symbole de la culture berbère de tous les Amazigh (toutes tribus confondues) et est connue par son festival, appelé officiellement festival des fiançailles, traditionnellement Souk Aam ou Agdoud N'Oulmghenni. Cette manifestation revêt un caractère purement culturel où se mêlent le mythique, le mystique et l'artistique et ce grâce à la tribu des Aït Yaazza restée fidèle à la tradition du mariage collectif malgré la mutation au mariage individuel. Ce grand moussem (foire) représente un lieu de rencontre où se tissent davantage les liens inter-tribaux.

La combinaison du festival et du moussem génère une importante activité commerciale (notamment vente de bétail) et touristique qui donne un souffle à la région.

La participation des groupes folkloriques berbères :(Khénifra ; Midelt ; Errachidia ; Azrou ; etc.) confère au festival d'Imilchil une valeur ajoutée.

Son écho dépasse les frontières marocaines pour acquérir une renommée internationale à l'égal du festival de Woodstock.

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Imilchil

 

 

Le Parc National du Haut Atlas Oriental

 Le parc national du Haut Atlas Oriental s’étend sur les 5 communes rurales du cercle d’Imilchil (Province Errachidia) et les 2 communes rurales Agoudim et Anemzi relevant du cercle de Tounfite (Province de Khenifra), il couvre une superficie d’environ 50’000 ha. Ses paysages naturels pittoresques, sa flore de hautes montagnes, sa faune spectaculaire (mouflons à manchettes, gazelles, sangliers, plusieurs espèces d’oiseaux… etc) et ses deux lacs Isli et Tislit témoignent de l’immensité des potentialités écotouristiques qu’offre ce parc national.

 

 

Paysages autour des lacs Isli et Tislit

Pistes en direction des lacs Isli et Tislit

 

 

Épopée tragique:  Lacs Tislit et Isli à Imilchil

L'histoire légendaire du moussem est inspirée des évènements historiques authentiques des tribus berbères en perpétuelles guerres inter-tribales. Aït Ibrahim et Aït Yaaza étaient les deux fractions de la tribu des Aït Hadiddou, en guerre l’une contre l’autre. Selon la légende, une jeune fille Aït Yaaza aimait un beau Aït Ibrahim. Roméo et Juliette berbère du Haut-Atlas, ils connurent la même destinée tragique : mourir sans pouvoir s’aimer ni se marier. Cette déception des deux amoureux avait fait couler beaucoup de larmes, qui donnèrent naissance aux lacs Isli (le fiancé) et Tislit (la fiancée). Leurs parents, repentis, décidèrent qu’une fois par an, leurs progénitures jeunes garçons et jeunes filles se choisiraient et se marieraient librement. Depuis, il y a une coutume que l'on appelle "taqerfiyt" pendant laquelle un garçon peut côtoyer sa future épouse, l'union du couple n'étant sujette à aucune opposition.

Depuis lors, le moussem des fiançailles d'Imilchil est devenu une manifestation annuelle à vocation commerciale et religieuse.

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Imilchil

 

 

Pour couvrir le Lac Tislit, cliquez ici.

 

 

 

 

Pour couvrir le Lac Isli, cliquez ici.

 

 

Les spécialités culinaires de la région d'Imilchil

 

Le pain (AGHROM)

Le blé dur local une fois lavé et nettoyé, opération qui consiste à éliminer toutes les impuretés (particules physiques, graines de mauvaises herbes, etc.) est par la suite moulu (écrasé).

Après le passage au tamis à grande maille dit en langue locale ‘‘Boussiare’’ pour enlever le son, la farine est placée dans un grand sac et conservée pour la préparation du pain ou autres menus.

Pour préparer le pain, on prend une quantité de farine dont l’importance dépend des personnes à servir, on la met dans un plat en lui ajoutant un peu de sel et un peu de levure traditionnelle appelée localement ‘‘Tamtounte’’ constituée d’une petite quantité de pâte réservée pour cette fin lors de la préparation du pain la journée précédente.

La pâte est mélangée, fractionnée à la main puis on la laisse lever (fermenter). On la mélange à nouveau et on la laisse fermenter pour la deuxième fois. Par la suite, on l’étale par morceau de forme circulaire sur une peau de mouton ou de brebis ou de mouflon ou de bœuf appelé localement ‘‘aglime’’. Par la suite lesdits morceaux sont placés sur un tissu propre et sont couverts suffisamment pour une meilleure fermentation pour la troisième fois. Les morceaux de pâte circulaires, une fois levés, sont mis sur un récipient en poterie dit localement ‘‘Tafante ou Toumlilte’’ pour les faire cuire.

Ce type de pain est appelé ‘‘Lamtalaâ’’.

D’autres types de pain existent dont on peut citer Bouchiare qu’on présente aux invités et aux femmes après accouchement.

 

3 types de pains connus chez cette tribu :

1) ABADIR :

Expression locale de la région d’Ait Hadidou désignant un pain préparé à l’occasion des mariages. Effectivement, il est une caractéristique de cette région et qui fait sa spécificité.

C’est un grand pain de 1 mètre de diamètre, composé de :

- 25 kg de farine de blé raffiné.

- 10 litres d’eau.

- 20 grammes de sel.

- Sans utilisation de la levure.

Ce pain est préparé par des hommes, ils mettent la pâte qui mesure environ 5 cm d’épaisseur sur un ensemble de cailloux déjà chauffés et nettoyés du cendre ; ensuite elle est recouverte du cendre et des plantes, notamment l’armoise qui brûle pendant une heure.

Enfin, le pain est cuit quand on refait la même opération en mettant du feu sur l’autre face de la pâte pendant une heure supplémentaire. Ce pain d’Abadir peut être conservé pendant une semaine, il peut nourrir jusqu’à 40 personnes, et la famille du mari la présente comme cadeau à celle de la mariée.

 

2) BAHMMOU :

C’est un pain rond, son diamètre dépasse 15 cm. Il est préparé en enveloppant une pierre à la forme ronde. Ce pain est également préparé sans levure. Il est connu que les bergers mettent ce pain dans le capuchon de leurs djellabahs pour le manger et se faire chauffer le dos en période de froid.

 

3) AHATTOUCH :

C’est un pain normal contenant des extraits de certaines plantes médicinales cueillies dans les montagnes.

 

Mode de préparation du COUSCOUS (TAAME) :

Pour la préparation du couscous, le blé dur est lavé puis étalé à l’ombre jusqu’à son dessèchement total. Après le nettoyage vient l’opération l’écrasement du blé qui se limite chez certaines femmes aux moulins à main, tandis que d’autres recourent aux moulins à eau contre un paiement en nature (Laâchour qui signifie l’acquisition de 1/10 de la quantité du blé par le propriétaire du moulin).

Après écrasement du blé, la femme passe la farine dans un tamis dit ‘‘Taboussiarte’’ pour enlever le son. Par la suite un autre type de tamis dit ‘‘Chtato’’ est utilisé pour isoler la semoule. Généralement, les femmes se regroupent encore une autre fois (4 à 6 femmes liées par des relations de parenté ou d’amitié) pour préparer le couscous après avoir rassemblé plusieurs ustensiles à savoir des plateaux appelés localement ‘‘Issouane’’, divers tamis de différentes mailles dits localement ‘‘Tamouassaâte’’, ‘‘Tamakkante’’, un grand plat, une couscoussière etc.

Pour la préparation du couscous destiné à la consommation, la semoule est lavée puis mise dans une couscoussière pour égouttage. Les légumes sont coupés et mis dans une marmite en terre cuite. Le couscous est cuit par la vapeur provenant de la marmite durant au moins une heure. Par la suite, il est versé sur un grand plat, aspergé d’eau fraîche, condimenté avec du sel, poivron, cumin, et mélangé avec du beurre. Le tout est bien mélangé et remué à la main, puis il est remis à la couscoussière pour une demi heure au moins. Finalement, le couscous bien cuit est versé dans un grand plat.

On utilise la sauce ayant servi à la cuisson des légumes et de la viande pour arroser le couscous. Les morceaux de viande et les légumes cuits sont disposés au dessus du couscous prêt à consommer.

 

Informations tirées du "Guide de séjour Imilchil", Association ADRAR, Rabat