Musique et chanteurs berbères

 

Lounis AÏT MENGUELLET

 
Lounis Aït Menguellet est né en 1950 à Ighil Bbwammas, un joli petit village de Kabylie. C’est là qu’il a grandi, bercé par les sources d’eau limpides des montagnes et la verdure des printemps éternels et dans une société en phase avec les transformations qui la mettent au crible de la modernité immanente et de ses exigences ainsi que de la tradition persistante qui ne veut pas lâcher l’héritage des ancêtres berbères. Le doux garçon sa familiarise avec les mots et la guitare et devient poète. Être poète comme Lounis Aït Menguellet dépasse de loin le fait de forger les mots et les paroles mais ce statut le propulse au cœur de sa société ; le poète est au cœur du monde dont il exprime les douleurs et les espérances. Bien que les thématiques de son œuvre s’inspirent des réalités berbères, son dessein et sa préoccupation sont universels.

Pour vous faire découvrir ce poète amazigh, nous vous proposons dix chansons (avec leur traduction en français tirées du livre: «Aït Menguellet chante… Chansons berbères contemporaines» de Tassadit yacine, Ed La Découverte) qui traduisent le mieux son œuvre poétique.

Cliquez ici pour lire la préface de Kateb Yacine de l'ouvrage mentionné.

Cliquez ici pour télécharger les vidéos des chansons.

Aït Menguellet a chanté l’amour, la misère, la lutte, la politique, le militantisme, la ruse, la nostalgie, l’exil, etc. dans une démarche particulière qui s’inscrit dans la tradition des aèdes (grands poètes d'antan) et des imusnawen (sages) tel que Ssi Muhand Umhand. Ses chansons/poèmes sont d’une intelligence et d’une sagesse qui traitent des tabous de la société, de ses problèmes sans heurter les sensibilités individuelles, sociales et politiques, une sagesse qui parle d’elle-même tant le poète connaît bien sa société et ses contours et il l’exprime bien à travers des métaphores qui ont fait entrer le poète dans la légende populaire de l’Awal ou la « parole/sagesse ».

De nos jours l’on rencontre souvent des gens qui peuvent vous dire « Inna Aït Menguellet » (« Aït Menguellet a dit ») comme on le faisait jadis pour nos grands sage et poètes.

MT